Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 19:44

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Par Voies de la Bourgogne Retrouvée - Publié dans : boutique - Communauté : Régionalisme
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 11:19

 

Cet article est paru dans le n° 2812 du journal Rivarol du 25 mai 2007.


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       La cuisine de la Toison d'Or

 

     Quand serons en Bourgogne, et en Franche Comté

     Ce sera qui qu'en grogne le temps de festover,

     Boutons le Roy de France, dehors de ces côteaux,

     Et mettons dans nos panses,

     Le vin de ces tonneaux.

     Réveillez-vous Picards, Picards et Bourguignons.

 

   Apprenez la manière d'avoir de bons bâtons, afin d'hocher le pot et de faire de bons fricots identitaires, puisque, ainsi que le disait l'historien Pierre Gaxotte : « La cuisine n'est pas un mauvais promontoire pour regarder la grande Histoire », raison pour laquelle cette chronique honorera la Grande Bourgogne, appelée aussi Lotharingie, Ponant ou Grand Occident. C'est le pays du Téméraire, c'est l'héritage des Lothaire, un et deux, descendants de Charlemagne, et le combat d'un « Chef de Peuple », Degrelle.

 

   Aujourd'hui le drapeau aux « fusils bourguignons » en forme de croix de Saint- André flotte encore ;j'en ai vu àAuxerre, à Dijon (dans les rues boutiquières, claquent d'innombrables et imposantes bannières historiques à tel point que l'on pourrait croire que "Chrétient&Solidarité" est le fournisseur officiel de l'union des commerçants), mais -aussi en Comté de Bourgogne (aujourd'hui Franche Comté) où il existe un mouvement populaire, autant que naïf, agissant pour la réhabilitation de l'étendard mythique (voir pour exemple le forum comtois, <wwwcancoillotte.net>). «Qui s'y frotte (à la cuisine bourguignonne) s'y pique »'' ! Elle est chargée de parfums d'Espagne (Besançon, petite ville espagnole, selon Victor Hugo) et tantôt d’Italie qui remontent les corridors rhodanien puis rhénan jusqu'aux flamands accès a la mer, en répandant sa musique jolie parmi les peuples de thiexes pays, évoqués au grand complet dans les chants de tradition, « La Cavalerie Bourguignonne » ou «Réveillez-vous Picards »: Brabançons, Bourguignons, Flamands, Autrichiens, Hollandais et dans les cités de Salins, Besançon, et la ville de Beaune, là où les bons vins sont...

 

   Qui ne se résout pas à prendre le hideux, puant et onéreux autoroute, mais par exemple, depuis Brignoles (excellent rosé de Provence), la Nationale 7, ou mieux, les N86, N83, constatera que du nord au sud, ce ne sont que vergers ou vignobles (Provence, Jura, Savoie, Mâconnais, Beaujolais, Bourgogne, Alsace, Kaisersthul, Rhin, Neckar, Main, Moselle...) où les caves sont avenantes, ouvertes au voyageur et propices à faire refleurir ses souvenirs et ses rêves d'un état chevaleresque entre l'Empire et le Royaume de France, « Buvons ce soir à la nostre santé... ».


 

   RIGODON BOURGUIGNON


   Dans ce couloir généreux coulent le lait et le miel, les amandes et autres fruits secs, les épices dont c'est la route et dont on fait force usage dans ce qui fut la frontière ouest du Saint-Empire, afin de confectionner des douceurs sucrées: Amaretti, nougats, calissons et croquants, gaufres (gaufres comtoises et de Liège, fines gaufres frisonnes, gaufres aux pommes de Sarre), pain de Gauderye, Rigodon bourguignon à la cannelle, spéculoos et pains d'épice rapportés par Marguerite de Flandres dans le Dijonnais. Ces caractéristiques gastronomiques partagées ne sont pas uniques en leur genre et les tartes salées, pizzas, pissaladières du sud, à base de tomates, possèdent leur pendant au nord avec les Flammekueches, Deien, D nnet, Wei- heu et autres Feuerreiter à base de pâte à pain, pareillement garnie d'oignon, de crème pour appareil et de lard. 

 

 

 

   COCHON QUI S'EN DÉDIE

 

   De même, on consomme force pasta, ou pâtes, Nuddle ou nouilles, Knodel, Nockerl et gnocchi, des Marches de l'Eglise à la Mer du Nord et les polenta, gaudes, farines, semoules de maïs trouvent preneurs autant en Padanie qu'en Suisse et en Comté de Bourgogne. Par ailleurs un goût prononcé pour les saucisses, saucissons, papets, jésus, cochonnailles, jambons, chairs cuites, salaisons et fumaisons dont il existe mille spécialités au bas mot, unit tous ces gens et ces peuples dans une même communion revigorante et goutteuse: Salumi lombard, Coppa, Bresaola (boeuf séché ressemblant au brési comtois et a la viande des Grisons suisse) saucissons lyonnais et Lyoner ou saucisse de Lyon fabriquée en Sarre saucisses de Morteau, Montbéliard (cité wurtembergeoise), Pinkel de Basse-Saxe, Schmorwurst, Eichsfelder Strackeknacks, fumées et fou épicées a souhait D'autres singularités enracinées et partagées encore sont les fromages a pâte pressée (du sud au nord: parmigiano, pecorino, emmenthal, comté, tête de moine suisse ou girollin comtois, gruyères, beaufort, tome de montagne, morbier, Goudse Boerenkaas ou gouda, Commisie Kaas ou mimolette, Edam- mer Kass ... ).

 

 

      GOURMANDISES TRANSFRONTALIÈRES

 

    Au centre de la grande contrée transfrontalière européenne, on goûte les fondues que l'on accommode à la Bourguignonne (dés de bons morceaux de boeuf que les convives font frire à l'huile parfumée dans un caquelon chauffé par dessous à l'alcool), à la Savoyarde (caquelon frotté à l'ail dans lequel on met à fondre 400 g d'emmenthal, 400 g de comté ou de beaufort avec un verre de vin blanc, un petit verre de kirsch, une cuillerée à soupe de farine de maïs.  Les pratiquants trempent des dés de pain sec dans le caquelon au fur et à mesure, à la Fribourgoise (400 g de comté ou de gruyère. 1 vacherin fribourgeois ou comtois fondus ensemble au caquelon avec 3 échalotes hachées, du vin blanc, du poivre) ou à la Vigneronne (dés de filets de poulet, de dinde,  sous noix de veau mis à cuire de la même façon dans une infusion d'herbes au vin blanc ou dés de rumsteck, poire, filet, faux- filet de boeuf plongés dans le vin rouge épicé et parfumé avec du laurier, du thym, de l'oignon, des baies sèches).

 

   Que de ressemblances encore au dessert entre ces brioches aux fruits secs et confits que sont les panettones, spécialité lombarde, les fouaces provençales, les Kouglofs germaniques, les Pofferts et Poffertjes des Pais –Bas, mais aussi entre les Beugnets de carnaval (de Dunkerque à Nice, en passant par Bâle), bugnes, beignets provençaux, comtois, lyonnais, lorrains, alsaciens, flamands, Schnneeballen,Versoffene, Jungfern, souabes et autres Krapfen, beignets venus d'Autriche en Lombardie où ils répondent au nom chantant de castagnole fritte.

 

   Dégustez ces recettes, approchez-vous- en, faites-les ! Elles racontent l'histoire de l’Europe des Peuples ! Et trinquez de vin du Duché de Bourgogne, de rouges Chablis, Gevrey-Chambertin, Chambolle Musigny, Nuits-Saint-Georges, Romanée-Conti hors de prix, ou de blancs Charlemagne (ça ne s'invente pas !), Meursault, Chassagne-Montrachet, Puligny-Montrachet (préférez par sympathie militante les vins Pierre JabouletVerchère). Si nous restons le ventre creux, nous subirons bien vite le sort de madame de Sévigné en demeurance à Saulieu (pour se faire pardonner la cuite qu'elle a prise à l'Auberge du Dauphin, elle a offert aux chanoines de la ville une Statue de la Vierge, qui trône encore, en majesté, à l'église Saint Andoche). Attrapons donc les gougères (spécialités que l’on trouve aussi à Valenciennes sous le nom de goyères) dont voici la recette: faites une pâte à choux en versant 150 g de farine dans 25 cl de lait bouillant mélangé à 100 g de beurre, sel et poivre, ajoutez 3 oeufs un par un, pétrissez, ajoutez 100 g de gruyère coupé en petits dés de 5 mm d'épaisseur, formez des choux à la cuillère, déposez sur plaque huilée, dorez au jaune d'oeuf, saupoudrez de râpé, enfournez 20 min à 170°C.

 

 

   Le « Beau Léon », qui fut lui aussi un Téméraire, a dit: « Quand je vois ce que 30 ans de victoire des autres ont donné, cet appétit des biens matériels, cette chute des moeurs, cette chute de la patrie et de l'ordre social, cette débandade du monde blanc à travers l'univers et cette petite CEE étriquée, ça peut pas apporter le bonheur aux hommes ! Nous autres, avons rêvé à quelque chose de grand ».

Aussi, remémorant la cuisine bourguignonne, me suis-je laissé aller au plus grand voyage (ça fait travailler l'imagination, écrivait Ferdine), à la plus longue mémoire commune, mais nous irons tantôt au coeur de ce pays en compagnie des héros d'autrefois qui nous convient à leur foi enfin, de ce qu'il en Rex...

 

     Franck NICOLLE.

 

 

RIVAROL,  hebdomadaire de l'opposition nationale et européenne

1 rue d'Hauteville 75010 PARIS

CCP Éditions des tuileries : 4532.19K

Tél. : 01-53-34-97-97  Fax : 01-53-34-97-98

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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 20:09

Si tu veux éviter de te faire couper bêtement, mieux vaut connaitre quelques codes... A cet effet, voici donc le ...dictionnaire bourguignon

 

 

ban: chant à base de la-la-la-la-lala-lala-lair..lalala-lalala.. Permet une très bonne digestion en fin de repas.

 

beugner: abimer. "Wouaille, j'me suis fait beugner l'capot d'la R11!"

 

beuillon: n.m. idiot "Quel beuillon celui-la !" syn. beusenot, bou-bourse dans le chnord

 

beusenot: cf beuillon

 

beuter/beutiot: caractéristique ultime du Bourguignon. Au baby, au foot, le beutiot frappe comme une mule, court tout droit, ne connaît ni la feinte ni le crochet. Dans le bus Transco qui le mène au collège, il arrache ses camarades - plus petits que lui - de leur "siège de derrière" .

 

bourguignoul : personne qui vit en Bourgogne sans en être originaire.

 

buse/busard: Se dit d'un individu pas très malin, pour ne pas dire complètement c...  Se dit aussi de soi même lorsque l’on n’excelle pas dans une discipline. ex :"Gard' moi le c'teu gros busard, même pas foutu de démonter son carbu de 12" / "Ouaille j'suis trop une buse en maths j'vais encore me taper une bâche"  

 

c'te : article fourre-tout remplaçant ce, cet, cette. Ex: "Wouaille c'te honte"!

 

cametar': se dit de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à un camion ou une camionnette.

 

canonner: boire des canons. Activité favorite du traignat (cf plus bas).

 

chabler: sur un terrain de foot, quand il a la balle, le beutiot beute, mais quand il la perd, il n'aime pas ça, il chable.

 

charrette : Moyen de transport le plus utilisé dans la région. Peut être utilisée également dans le but de faire comprendre à un joueur de foot qu'il est assez lent sur le terrain. (enlève la charrette vieux).

 

cheurter: s'assoir. Ex : "Tiens cheurt'toi là gros souillon !"

 

chiche: nom féminin désignant une frappe surpuissante au football. 

 

chtrak: un type louche, une sorte de "voleur de poule", par extension c'est un type habillé négligemment.

 

cul-terreux: n.m. surnom donné aux gens de la Saône-et-Loire.

 

draler: passer son temps à trainer dans les rues, pmu à la recherche d'un dernier verre.

 

drouille : la colique, la courante... ex : waïïï ! j'sais pas ce qui m'arrive depuis ce matin j'me tape une de ces drouilles, i'd'vait pas être bien frais le pinard d'hier soir...

 

dégnaper: "ouais gros qu'est ce t'as encore foutu avec le canapé, y a le bout qu'est tout dégnapé !". Abimé, arraché, déchiré.. pas évident à traduire. Mais clairement dégnaper un truc peut déboucher sur de l'embrouille et de l'avoine.

 

esquinter: abimer. Mise en situation : lieu : opéra night / podium central. Contexte : la plus bonne de la soirée danse pour vous (on est en bourgogne, tout est relatif). Vous : "Faut qu'elle arrête de me chauffer ou je vais l'esquinter ce soir".

 

eul': article défini précédant tout nom de famille dont le porteur est masculin. Le Bourguignon n'appellera JAMAIS un pote par son prénom, de peur de passer pour une fiotte parisienne. ex: Jérôme Morizot deviendra "eul'Morizot", ce qui est un peu chiant, vu que la moitié de la population bourguignonne s'appelle Morizot.

 

fumier (gros): terme affectif utilisé pour flatter un ami obèse le plus souvent, ex: "Wouaille gard'e moi c'te gros fumier là l'bide qu'il a !

 

galopin: n.m. verre à vin.

 

gambiller: boiter, ne plus marcher droit. Généralement c'est ce qui arrive quand on sort bien "leutré" de l'opéra night et qu'on insiste quand même pour conduire et avoir l'accident de voiture qui va bien avec.

 

gaugé: mouillé Ex: "Wouaille ct'e pluie ! Chui gaugé ! "

 

gerber: Ex : "Ouais gros ramier, gerbe moi voir c'te caysse là". Comprendre descendre d'un niveau un objet contenant le plus souvent un liquide à base de raisins.

 

goné: fagoté, habillé. Ex : "Gad'moi donc comme t'es gonée !"

 

gueudé: adj. rassasié. Ex : "Wouaille chui geudé, il est ou votre tapis ?"

 

jarter: renverser (cf gerber), éliminer. la Bourgogne aux escargots

 

leutré: dans un sale état. Le plus souvent le taux d'alcoolémie est en jeu.

 

louffer: lâcher une perle.

 

meule: Normalement une meule sert à aiguiser un vieux secatoss rouillé. Meuler, le verbe indique quant à lui qu'on se pelle les couilles.

 

moi je crois bien / moi je crois mal : Expression utilisée pour marquer son approbation ou le contraire. Ex : "Wouaille c'te vieux pot.. c'est un Leovinci ! Wouaille bah moi je crois mal c'est un ninja ! Bah moi je crois bien, j'ai le même !"

 

naillé: syn gaugé

 

poupon: negro, cousin. ex: ça va poupon ? se dirait plutot wesh cousin ailleurs.

 

prénom+ton: insulte, sobriquet. 

 

ptiot ou chtiot: garnement, bambin.

 

 

queuter: manquer. Ex : "Ouais grosse (en parlant à votre mère), j'ai complètement queuté mon brevet"

 

quéqué: idiot, imbécile. Ex : "t'as pas fini de faire le quéqué avec ta soeur". Il est intéressant de noter qu'ici le sens n'est pas le même que dans le sud ou "faire le quéqué" signifie plus "faire le beau, le malin".

 

r: utilisé à la place de "à nouveau" ou "encore" exemple : On ne dit pas: veux tu à nouveau du boeuf bourguignon mais "t'en rveux" ou t'en as ru (en avoir à nouveau) en gros on mange toujours le e de re.

 

rabasse : Une vieille averse, soudaine. Du coup comme t'étais pas préparé, tu seras bien naillé et t'auras le pantalon tout gaugé.

 

ramier: A l'origine le terme ramier désigne le plus grand pigeon européen. En Bourgogne, il est utilisé principalement pour décrire une grosse feignasse..; "Gard moi ct'e gros ramierrrrrrr !!!"

 

sagouin: goret, cochon ou souillon... Un mec sale, que vous evitez avec soin...

 

souillon: une personne de sexe masculin à l'hygiène plus que limite. La femme qui partage son toit l'accueillera souvent avec un "Ou qu'c'est qu't'es encore aller te fourrer gros souillon".

 

sécateur: (se prononce également secatoss) objet tranchant utilisé dans les affrontements entre gangs rivaux

 

talé: abimé, blessé. Ex :"Elles sont toutes les talées les framboises / Wouaille le gros il s'est tout talé le coude en faisant le beuillon sur sa brêle"

 

tisane: une vieille dérouillée. Si qq'un vous annonce qu'il va vous mettre une tisane, songez à remonter sur votre vieille brele..

 

ton+prenom: ex: tondédé, signe d'affection.

 

 treiniaud : (traignat aussi). Personne qui traine et ne fait rien de bien.

 

treu: pour faire la treu c'est très simple. Prenez 2 amis alcooliques. Faites les boire quelque peu (4 bouteilles d'aligoté par ex). Ouvrez la porte de votre 205. Prenez maintenant la direction de l'opera night sans prendre garde aux feux et aux limitations de vitesse. Commandez 3 vodkas redbull au poteau recouvert d'une jupe. Vous etes maintenant déchirés. La treu peut donc commencer...

 

treuffe: n.f. pomme de terre

 

trimard: terme qualifiant une personne qui trime (galérer). On remarque 2 types de trimard : le trimard ponctuel (ça arrive à tout le monde de galérer) et le trimard de base (perdu d’avance, à éviter en soirée).

 

vieux, vieille: adjectif obligatoire devant chaque nom. Ex: "Wouaille c'te vieille meule ! Wouaille c'te vieux dérapage !  Nb : En bourgogne tout est vieux parce qu'on à pas les moyens d'avoir les trucs Wouaille-tech.

 

vigne: Source de revenus essentielle (unique ?) du coin. Si un local vous annonce qu'il a des vignes en bourgogne avec un ton rappelant celui de Depardieu à la belle époque, il veut simplement vous indiquer qu'il pèse plus que votre mercos.

 

vindieu: La bourgogne résumée en un mot.

 

vrai: se place devant certains mots pour accentuer sa force, il remplace "très", exemple : "vindieu, j'ai vrai faim" ou lorsque l'on est en désaccord avec une personne, la discussion peut se solder par un "vrai pas" et puis basta...

 

wistiti : n.m Sandwich local fourre-tout. On en prend rarement 2 (souvent parce qu'on est malade après le premier). Spécificité locale importante : il n'est pas rare de trouver des écrous, clous ou autre matériels de chantier à l'intérieur. Pense donc par prévention à ramener de la colle à dents.

 

wouaille: interjection bourguignonne permettant à l'énonciateur d'exprimer une émotion spontanée (joie, colère, surprise, tristesse, admiration, douleur, etc.).

 

y : le y est vital en bourgogne. Pas une phrase sans y. Ex :J'y fais, je t'y dis, t'y veux ? Des noms qui n'avaient rien demander également : caisse se prononce caiysse par ex.

 

zaggué : adj. rempli. Ex: "Hier à l'opéra (night), y avait un d'ces mondes, c'était zaggué de partout".

Par Voies de la Bourgogne Retrouvée - Publié dans : Histoire de la Bourgogne
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 15:45

Nous reprennons désormais le 1er sigle de l'association qui fut crée par le Commandant Daniel Rude, lui-meme inniciateur des Voies de la Bourgogne Retrouvée et le président de 1979 à 1991 vbr---Copie---Copie.jpg

Par Voies de la Bourgogne Retrouvée - Publié dans : VBR
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 09:46

   Le canal de Bourgogne est un canal à petit gabarit (gabarit Freycinet).

 

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Il relie Migennes sur l'Yonne à Saint-Jean-de-Losne sur la Saône en franchissant la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et la Méditerranée. Ce canal, long de 242 km, comporte 189 écluses, plusieurs ponts canaux et un tunnel de 3 333 m en son point le plus élevé à Pouilly-en-Auxois (altitude : 378 m) et est donc à ce titre le plus haut canal de France. Il traverse Saint-Florentin, Tonnerre, passe non loin du site présumé de la bataille d'Alésia, dessert Montbard et Dijon. Il est alimenté par l'ensemble de réservoirs de Grosbois-en-Montagne, de Chazilly, de Panthier, de Cercey et de Pont, près de Semur-en-Auxois, reliés au canal par un réseau complexe de rigoles.


   Envisagé dès le règne de Henri IV, creusé à partir de 1775, il ne fut ouvert intégralement à la navigation qu'en 1832. Une ouverture partielle eut néanmoins lieu dès 1808 entre Dijon et Saint-Jean-de-Losne, offrant ainsi un accès à la Saône, et, par là même, au sillon rhodanien à la capitale des ducs de Bourgogne. Ses écluses bénéficièrent d'une modernisation en 1882 par leurs mises au gabarit Freycinet.


   Authentique exploit technique et chef-d’œuvre de génie civil pour l'époque, cette voie d'eau, n'a, d'une manière générale, jamais été tout à fait à la hauteur des ambitions de ses promoteurs. Son trafic marchandise fut même, après une première période d'expansion de 1832 à 1850, quelque peu décevant.

Plusieurs raisons expliquent ce semi-échec :

   - son gabarit trop réduit, qui n'a permis que le transport de tonnages limités, même après sa modernisation de 1882, et, handicap supplémentaire, la gêne provoquée par le point singulier de la voûte de Pouilly-en-Auxois où l'étroitesse de ce tunnel ne permet pas à deux péniches de se croiser. Des convois de plusieurs péniches devaient donc être constitués pour le franchir dans un sens puis dans l'autre, entraînés par un toueur que l'on peut encore observer à Pouilly-en-Auxois, limitant considérablement la fluidité du trafic.


   - la concurrence du chemin de fer quelques années seulement après son ouverture complète en 1832 : la voie ferrée Paris Dijon Lyon Marseille de la compagnie PLM, également dénommée artère « impériale », permit dès le Second Empire un transit des marchandises beaucoup plus rapide et des volumes transportés bien plus importants.


   - la concurrence du transport routier, sensible dès 1930, et qui alla en s'accentuant jusqu'à lui ôter l'essentiel de son trafic commercial au tournant des années 1970. Elle faillit lui coûter son existence-même : en 1966, la construction d'une voie rapide pour améliorer l'accès à Dijon était prévue en lieu et place du canal depuis Plombières-lès-Dijon, aboutissant à l'actuel port fluvial et la place du Premier Mai. Pour l'anecdote, l'obélisque du Port du Canal aurait été placée exactement au milieu d'un échangeur de type autoroutier.


   Le canal de Bourgogne, d'abord conçu comme une voie de communication permettant de relier aisément Paris et le sud de la France, n'a de plus jamais desservi de grands centres industriels et commerciaux ou même des bassins de population qui auraient pu lui assurer un trafic captif à son ouverture.

On note seulement quelques exceptions :

   -le port fluvial de Pont d'Ouche fut relié au XIXe siècle à Epinac (département de la Saône-et-Loire) par l'une des toutes premières ligne de chemin de fer ouvertes en France. Autorisée par une ordonnance du roi Charles X en avril 1830, longue de 26 km, la ligne de chemin de fer d’Epinac à Pont d’Ouche permettait l'évacuation du charbon qui était ensuite transbordé depuis les wagons sur les péniches. Après quelques dizaines d'années, ce mode d'exploitation, très lourd en termes de logistique, fut abandonné car le développement du réseau ferré du PLM permettait le transport du charbon de bout en bout depuis Epinac, sans employer la voie d'eau. Préalablement prolongée jusqu'à Dijon en suivant exactement le cours du canal, cette voie de chemin de fer fut rouverte aux voyageurs en 1905 pour assurer des liaisons quotidiennes entre Dijon et Epinac. Réduite à la seule section Dijon - Gissey-sur-Ouche, elle ferma finalement en 1968, date à laquelle elle ne voyait d'ailleurs plus circuler qu'un unique aller-retour dominical connu localement sous le nom de "train des pêcheurs". On aperçoit encore, près de Fleurey-sur-Ouche,le pont métallique où cette voie ferrée franchissait le canal.

 

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                         Tunnel (voûte) de Pouilly-en-Auxois


   -les ports fluviaux de Dijon, aujourd'hui connu sous le nom du "port du canal" et de Montbard, qui approvisionnaient ces cités


   - au début du XXe siècle et jusqu'à la fin des années 1960, la desserte de la cimenterie et la carrière de Crugey dans le département de la Côte-d'Or

- plusieurs scieries installées sur ses berges, en particulier dans le département de l'Yonne

 

   De nos jours, ouvert d'avril à fin octobre et exclusivement destiné à la navigation de plaisance, il est devenu en quelques années un des atouts majeurs du tourisme en Bourgogne. Son parcours central très bucolique dans un paysage vallonné et dominé par le château de Châteauneuf (département de la Côte-d'Or) est en effet très apprécié par une clientèle essentiellement d'origine étrangère. Ses paysages champêtres ont régulièrement été utilisés par le cinéma : l'écluse dite de « Baugey », entre Pont d'Ouche et Veuvey-sur-Ouche, a ainsi servi de comme décors extérieurs à la célèbre scène du film de Bertrand Blier, Les Valseuses, où Miou-Miou est jetée à l'eau par Gérard Depardieu et Patrick Dewaere.

Le canal de Bourgogne reste toutefois exposé aux aléas climatiques : victime d'une crue devastatrice de l'Ouche en septembre 1965 qui inonda certains quartiers de Dijon, il fut au contraire partiellement fermé en 2003 en raison de l'épisode de la canicule, ses réservoirs ne disposant plus de la ressource nécessaire en eau pour l'alimenter (on gardait l'eau pour les loisirs nautiques pratiqués sur ces étangs !). Au contraire, les très abondantes pluies d'avril 2001 ont provoqué le débordement de plusieurs de ses biefs entre Pont de Pany et Fleurey-sur-Ouche, contribuant ainsi à une crue exceptionnelle de l'Ouche.


   Depuis plusieurs années, un programme de rénovation et de valorisation est en cours de réalisation. Dans ce cadre, un centre d'interprétation du canal a été construit en 2004 à Pouilly-en-Auxois sur des plans tracés par l'architecte japonais Shigeru Ban. Il est constitué à la fois de locaux accueillant une exposition permanente, mais surtout d'une halle de protection du toueur de forme semi-cylindrique, transparente, reprenant exactement les cotes du tunnel et dont la charpente est essentiellement constitué de tubes de carton. Par ailleurs, sont engagés les travaux de réhabilitation de nombreuses écluses ainsi que la prolongation de la véloroute sur les berges du canal, dont seule la section de Ouges à Pont de Pany, longue d'une cinquantaine de kilomètres, existe à ce jour.

 

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Ancien toueur abrité par la halle dessinée par l'architecte japonais Shigeru Ban

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